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Certaines photos ont été glanées sur le Net. Elles ne sont utilisées que dans un but illustratif. Si toutefois leurs auteurs y voyaient une quelconque objection, merci de me contacter.

Evidence ...

 

 

« L’Enfer, c’est les Autres »

            Jean-Paul Sartre

Pour comprendre le but de ce blog, il vaut mieux commencer par lire ça.

Jeudi 29 mars 2007
Conduire, c’est un acte banal. Un automatisme qui, parce qu’il est quotidien pour la plupart d’entre nous, semble perdre de son extrême dangerosité. Chaque matin, chaque soir, chaque semaine, nous nous asseyons dans une voiture, en tant que conducteur ou passager, sans réellement penser aux risques que nous allons prendre. Sans réfléchir au fait que nous n’arriverons peut-être jamais à destination. Même -et peut-être surtout-  si le trajet que l’on s’apprête à faire est aussi familier que l’est notre chambre ou notre salle de bains.
 
J’étais passagère lors de l’un de ces trajets quotidiens. C’était un soir, après de gros embouteillages à proximité de Paris. L’heure était déjà tardive, et Chéri et moi rentrions tranquillement chez nous, notre progéniture à l’arrière. Il faisait nuit depuis peu et seuls les phares des voitures éclairaient une nationale à quatre voies plutôt sombre.
Chéri et moi discutions tranquillement des événements de la journée quand le véhicule situé devant nous se mit à ralentir, puis à freiner exagérément. Chéri entreprit donc de le dépasser et c’est ainsi que nous nous retrouvâmes sur la voie de gauche, laquelle était totalement dégagée. Soudain, je fus éblouie par deux phares extrêmement puissants, dont la lumière aveuglante se reflétait sur notre rétroviseur. Ils appartenaient à un gros 4x4 noir et rutilant. Le pare-choc ressemblait à un comminatoire rictus chromé.
 Dans le même temps, je remarquai que le visage de Chéri s’était crispé. Mâchoires serrées, concentration maximale, il surveillait l’automobile qui nous suivait avec un certain agacement. Désormais, le véhicule était si près de nous que nous ne pouvions même plus voir ses phares. Presque pare-chocs contre pare-chocs, nous cheminions ainsi. Les quelques secondes me parurent durer des heures.
Chéri appuya deux ou trois fois sur le frein, très légèrement, pour signifier à l’indélicat conducteur que les distances de sécurité n’étaient plus respectées et que son attitude était de ce fait dangereuse. Personne n’aime la perspective de se faire emboutir par un mastodonte de ferraille, particulièrement lorsque la vie d’enfants aussi précieux que fragiles est en jeu. C’est ce que nous avons essayé de lui faire comprendre.
 
Cela ne plut pas à Pilote Fou. Je sentis, à l’accélération du 4x4, au rugissement du moteur que celui qui était au volant avait une montée d’adrénaline qui le rendait fou de rage. Et l’objet de sa hargne, c’était nous. Chéri s’empressa de mettre son clignotant, pour bien signifier qu’il n’envisageait nullement d’obstruer la voie de gauche mais qu’il se contentait d’effectuer un simple dépassement. Un appel à la patience, en somme. Qualité dont Pilote Fou était de toute évidence dépourvu.
Quand enfin nous avons pu nous rabattre à droite, devant la lenteur que nous venions de doubler, je ressentis un grand soulagement. J’étais persuadée que Pilote Fou allait accélérer un grand coup et disparaître à l’horizon dans un spectaculaire vrombissement, tout en pestant dans sa barbe contre les tortues du bitume que nous étions. Mais il n’en fut rien.
Au moment où Chéri se déporta vers la droite pour lui laisser le champ libre, Pilote Fou déboula derrière nous et appuya sur le champignon. Il nous fonçait dessus. Mon cher mari, avec un extraordinaire sang-froid se rabattit à gauche pour l’éviter. Le 4x4 se retrouva donc à notre hauteur, sur notre droite. Je tournai la tête pour tenter d’apercevoir le visage du tordu aux commandes, quand ledit tordu donna un grand coup de volant qui projeta sa voiture sur la notre. Chéri réagit et je crus que nous allions nous encastrer sur le muret qui séparait les quatre voies. Pilote Fou n’était pas seulement impatient : il était agressif et violent, et tentait de nous précipiter dans le malheur de l’accident pour se venger des quelques secondes que nous lui avions fait perdre.
Pilote Fou acheva sa manœuvre d’intimidation par une queue de poisson et disparut dans la nuit.
 
Sonnés, effrayés en même temps que soulagés, nous avons encaissé le fait que, malheureusement, nous sommes trop souvent à la merci de l’irresponsabilité d’autrui.
par Jo publié dans : Au quotidien
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Vendredi 16 mars 2007
Dans un café, on trouve de tout. Les couples d’amoureux qui roucoulent et ceux qui se déchirent. Des bandes de copains qui élaborent des projets fous avec toute la foi de la jeunesse. Les amis qui discutent tranquillement. Ceux qui passent le temps. Ceux qui boivent en vitesse leur expresso ou leur bière puis s’en vont. Ceux qui attendent le rendez-vous qui n’arrive pas. On ne les regarde pas souvent, ces échantillons d’humanité, avec toute leur part de beau, de pathétique ou de tragique.
Ce jour-là, c’était l’un des moments où je m’attendais le moins à ce qu’il arrive quelque chose. Je buvais un café, je discutais avec ma sœur et un de nos amis communs. Le lieu était d’une grande banalité, les mines des autres clients transpiraient l’insignifiant quotidien, les conversations n’étaient même pas particulièrement intéressantes.
Je n’ai pas vu cette femme assise en face de moi, avec son café et son croissant. Elle était là, mais tellement transparente que lorsque j’entrepris de m’en souvenir, je ne voyais que son fantôme au-dessus de la tasse vide et des quelques piécettes qu’elle avait laissées en partant. Je suis incapable de dire si elle avait l’air gai ou triste, si elle semblait déterminée ou résignée, comment elle était habillée, la couleur de ses cheveux. Incapable aujourd’hui, des années plus tard, mais incapable tout autant quelques secondes seulement après son départ. Comme si elle et moi n’avions jamais été dans le même espace, à respirer le même air enfumé.
 
Je n’ai perçu que l’agitation soudaine. Le bruit du choc, je ne l’ai pas entendu. Les rumeurs de la rue étaient si fortes que très vite, j’en avais fait abstraction, comme si elles n’existaient pas.  C’est quand j’ai vu l’attroupement qui s’était formé juste devant le café que je compris que quelque chose d’inhabituel s’était produit. Progressivement, je tendis l’oreille. « Quelqu’un a appelé les pompiers ? » demandait la femme derrière le bar. « Oui, oui, ils arrivent ! » répondit un homme.
Ma sœur et notre ami se levèrent et s’apprêtèrent à rejoindre la foule agglutinée dehors.
-         Tu ne viens pas ? me demandèrent-ils.
Je répondis par la négative.
 
Ils ne mirent pas longtemps à revenir. Livides, ils me racontèrent que la femme qui était assise là, quelques minutes auparavant seulement, venait de se faire renverser par une voiture alors qu’elle traversait au passage pour piétons. Projetée quelques mètres plus loin, elle gisait sur le bitume et était agitée de convulsions tandis qu’un filet de sang s’écoulait de son oreille. Autour d’elle, une ronde de vautours humains la regardaient agoniser avec un mélange infect d’effroi et de délectation.
Les secours ne tardèrent pas à arriver et l’emportèrent. Je sus plus tard, par l’ami avec lequel j’étais qui habitait le quartier, qu’elle n’était pas morte mais avait gardé de lourdes séquelles, handicapantes, de ce funeste accident.
 
Je n’ai jamais oublié, depuis ce jour, combien la vie est fragile. Ce n'est qu'un passage interrompu parfois prématurément. Lorsque toutefois je cesse d’y penser, il suffit d’une tasse oubliée sur une table de café pour me le rappeler.
par Jo publié dans : Au quotidien
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Samedi 10 mars 2007
 
La catégorie des « autrui » est vaste, et les possibilités qu'elle offre presque infinie. Il y a ceux que l’on a connus ou que l’on connaît. Ceux que l’on connaîtra, et ceux qui jamais ne croiseront notre chemin. Et puis il y a ceux dont on a entendu parler. Les amis d’amis, les nièces ou les sœurs de ; la belle-sœur de la meilleure amie de notre concierge, ou le cousin du grand-oncle de notre copain d’enfance. Des comme ça, il y en a plein. On écoute d’une oreille distraite le récit de leur vie mouvementée, de leur malheur ou de leur mariage. Et généralement, on l’oublie aussi vite, car tout ce sur quoi on ne peut pas mettre de visage a du mal à nous atteindre durablement, profondément.
 
C’est l’une de ces histoires. J’aurais pu tout aussi bien la lire dans la rubrique « faits divers » d’un quotidien populaire. Au lieu de ça, elle m’a été rapportée par ma mère. C’est la vie d’une famille apparentée à l’une de ses connaissances. La banalité d’une grossesse, d’une naissance. Un deuxième enfant qui débarque dans la vie d’un couple heureux qui choie déjà un premier-né. Le quotidien de milliers de personnes en France, de centaines de millions dans le monde.
J’ignore son âge. Je sais simplement que c’est une jeune femme, qui a déjà une fille âgée de six ans, et qui vient d’avoir un merveilleux petit garçon. Ils sont heureux, les parents.
Mais voilà, c’est épuisant, un nourrisson. Ca pleure, ça mange, ça fait pipi-caca et ça hurle de nouveau pour manger encore. Toujours. Et quand ça a fini de se remplir l’estomac, ça vomit.
Quand ça dort, la jeune mère doit courir s’occuper des tâches ménagères, la vaisselle, la cuisine, l’aspirateur et le linge, juste avant que le gnome ne se réveille dans un concert de braillements. Mais malgré ce stress, cette course, malgré le manque de sommeil et l’épuisement, elle sourit, la jeune mère, parce qu’elle a tout pour être heureuse et elle se doit de montrer à tous combien elle est épanouie. Elle est épanouie une semaine, deux semaines. Elle fait mine de l’être pendant un mois, deux mois. Et puis elle craque, dans l’intimité du foyer, d’abord. 
Le mari voyait bien qu’elle allait mal. Qu’elle devenait agressive, émotive à l’excès. Que son comportement était de plus en plus bizarre. Au début il ne s’est pas alarmé. Une maman, c’est fragile, les hormones tapent sur le système, c’est bien connu. De toute évidence, elle allait se ressaisir.
Mais elle ne se ressaisit pas. Les jours passaient et le comportement de la maman était de plus en plus bizarre. Elle semblait nerveuse, tendue à l’extrême, passait de l’agressivité aux larmes, de l’abattement le plus absolu à l’hyperactivité. Elle était incapable d’avoir une conversation sereine, dormait mal la nuit. Ce qu’elle ne disait pas, mais que son époux finit par comprendre, c’est qu’elle ne se sentait pas à la hauteur de ses responsabilités. Elle était une mauvaise mère, et ce bébé qui était encore si jeune, ce tout petit de quelques semaines à peine ne pourrait être heureux s’il était élevé par elle, et sans doute pas davantage si elle disparaissait. Elle était dans une impasse, et elle avait beau tourner et retourner le problème dans sa tête, elle ne parvenait pas à trouver de solution.
 
Un matin, elle partit. La porte de l’appartement claqua derrière elle. L’enfant dans les bras, blotti contre elle, confiant par nature, elle déambula dans les rues de la capitale. Elle avait laissé sa grande fille, âgée de six ans à peine, enfermée dans l’appartement. Seule. Elle, elle était déjà indépendante. Elle n’avait pas nécessairement besoin de sa mère, alors que le bébé, si. Elle ne pouvait pas le laisser, lui si fragile, si minuscule, lui qui se calmait contre son sein. C’est pour cela qu’elle l’emporta avec elle.
C’est avec lui qu’elle escalada le parapet du pont. C’est avec lui qu’elle sauta. Avec lui qu’elle sombra dans les obscures eaux de la Seine.
 
Mais quand on la repêcha, vivante, ce fut sans lui.
par Jo publié dans : Au quotidien communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 4 mars 2007
Sophie était de ces filles aux formes généreuses qui aguichent les hommes et n’en sont pas peu fières. Elle était plutôt jolie, mais avec un visage que l’on s’attend davantage à voir sur une poupée de porcelaine que sur une femme de chair et de sang : de grands yeux bleus, des joues charnues et roses, une bouche ourlée et gourmande, une vacuité certaine dans le regard. Adolescente, elle rêvait du grand amour et s’imaginait le trouver à chaque instant. Un garçon lui souriait ? Il était fou d’elle. Un autre la draguait ? Il projetait sans doute d’en faire sa femme.  Si elle prenait le bus, elle lisait dans le regard du conducteur la promesse d’une folle histoire. Cette dernière lubie m’a marquée. Sophie me téléphonait, après des heures passées assise, à l’arrêt, à attendre, bus après bus, le chauffeur convoité. Quand enfin il arrivait, elle montait dans le bus jusqu’au terminus, avant de se ruer sur son téléphone pour me faire le fidèle compte-rendu de ses aventures :
-         Oh la la, quand je suis montée dans le bus je lui ai dit bonjour, et il m’a regardée, tu vois, il m’a dit « bonjour », mais avec un truc dans le regard… ! C’était comme si que…
La semaine suivante, elle avait un autre objectif : voir la main gauche de l’élu afin de savoir s’il était marié ou non. Alliance ou pas d’alliance ? Telle était la question qui occupait totalement l’esprit de Sophie. Finalement, il n’en portait pas. Cela ne changea rien.
Et puis elle oublia ce bel inconnu.
 
Une autre fois, elle s’enticha d’un garçon du lycée. Il était gentil, il était intéressé par elle. De ce fait, elle se montra intéressée par lui. Le rapprochement survint lors d’une séance de cinéma entre amis, un samedi après-midi. Elle en sortit le feu aux joues, le sourire aux lèvres et me susurra discrètement, victorieuse : « Il m’a embrassée ! ».
Déjà, pour leur premier baiser, il avait choisi la pénombre du cinéma pour se soustraire aux regards indiscrets. Dans les jours, les semaines, les mois qui suivirent, il n’eut envers Sophie aucune des manifestations de tendresse que l’on a envers la fille avec laquelle on sort. Dans la cour du lycée, il lui faisait quatre bises chastes sur les joues. Comme il me les faisait à moi, sa camarade de classe. Rien n’indiquait qu’il y avait entre eux des relations toutes particulières. Pourtant, chaque mercredi à la sortie des classes, ils prenaient ensemble le même bus et descendaient au même arrêt. Allaient chez lui. Là, leurs corps se retrouvaient, fusionnaient. Elle me racontait ses expériences avec une pléthore de détails. Pourtant, le lendemain, devant ses amis, le jeune homme feignait la connaître à peine. Sophie ne comprenait pas son attitude et cherchait des réponses : « Mais pourquoi il est comme ça ? Je l’aime, moi ! D’ailleurs, quand nous aurons des enfants... » Et elle partait dans des rêveries irraisonnées.   
Je l’écoutais. Je n’osais lui dire ce qu’elle ne voulait pas voir. Quand elle comprit qu’il lui échappait, sans avoir su qu’il n’avait jamais été à elle, elle lui écrivit des poèmes déchirants de sincérité, dégoulinants de mièvrerie. Comme quelques mots sur le papier ne produisaient pas, selon elle, l’effet escompté, elle préféra les lire à haute voix et les enregistrer. A la récréation, elle lui glissa furtivement une cassette en lui chuchotant mystérieusement : « Tiens, tu écouteras ça quand tu seras seul ».
Lui, interloqué, la regarda s’éloigner sans comprendre. Quand enfin il écouta les déclamations de Sophie, il en fit profiter tous ceux qui, dans son entourage, étaient dans la confidence. Il pouffait tout en guettant nos réactions.
-         Elle est folle, c’te fille ! s’esclaffait-il. Ecoute ça ! Elle a enregistré ce truc dans un parc ! On entend même les oiseaux !
Et il partait d’un irrépressible fou rire, avant de singer l’amoureuse transie : « Je t’aime, cui-cui, je t’aime, cui-cui-cui ». Et il riait, riait, riait jusqu’à ne plus respirer. Son visage était rouge vermillon lorsque, à bout de souffle, il reprenait son sérieux. 
Régulièrement aussi, elle lui écrivait des lettres. Elle profitait de la récréation pour lui remettre la missive cachetée. Je la voyais traverser la cour avec son enveloppe à la main, puis la lui donner en lui glissant un "Tiens, tu liras quand tu seras seul"  tantôt enjôleur, tantôt pincé selon son état d'esprit.
 
Puis elle finit par se lasser. A moins que ce ne soit lui. Il expliqua à l’un de ses copains que même pour la bagatelle, elle le fatiguait. Cela ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. Emoustillé par les récits des torrides mercredis, qu’il avait avidement écoutés, il entreprit de courtiser la demoiselle. Celle-ci ne tarda pas à voir en lui son nouveau prince charmant. Avec lui aussi, c’était le mercredi.  Sauf qu’il habitait beaucoup plus loin. C’était moins pratique, cela lui laissait moins de temps pour faire ses devoirs. Mais chaque semaine, elle répondait présente au rendez-vous hebdomadaire et suivait son nouvel amant sans s’offusquer du fait que le matin même, comme la veille et l'avant-veille, comme son ami avant lui,  il lui avait simplement fait la bise. Parce qu’être avec une fille comme elle, ça ne s’assume pas devant les autres jeunes. C’est quelque chose que l’on cache, des soupirs que l’on réserve au secret de sa chambre. Sophie ne comprenait pas. Elle se sentait flattée, imaginait que ce garçon se pâmait en secret depuis des mois et avait supporté dans l’affliction de la savoir amoureuse d’un autre.
Le soir après les cours, les deux compères riaient. Ils parlaient d’elle, comparaient leurs expériences, se demandaient : « Elle fait ça avec toi, aussi ? ». J’assistais à leur fraternelle compétition et j’avoue qu’il m’arriva d’en rire avec eux. 
 
Sophie, elle, n’a jamais douté qu’elle avait marqué leur vie à jamais et qu’elle demeurerait pour eux un impérissable souvenir. C’est sans doute vrai, mais probablement pas de la manière qu’elle croit.
par Jo publié dans : Les années lycée
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