AUTRUI(e)
Certaines photos ont été glanées sur le Net. Elles ne sont utilisées que dans un but illustratif. Si toutefois leurs auteurs y voyaient une quelconque objection, merci de me contacter.
« L’Enfer, c’est les Autres »
Jean-Paul Sartre
Pour comprendre le but de ce blog, il vaut mieux commencer par lire ça.
bonjour,
personnellement, je suis choqué.
Je suis désolé, mais je donne mon avis, et j'espère que tu ne supprimeras ce commentaire.
Mais ton article me fait réagir, je réagis donc :
Je trouve ton blog admirablement bien écrit. J'aime beaucoup, et d'ailleurs, je t'avais mis dans mes liens oscarisés sur mon blog.
Mais là, je lisais cet article en me disant : "A la fin, le jeune Mathieu va lui avouer qu'il a quelqu'un de sa famille qui est mort dans un accident de voiture."
Là, tu comprendrais la gaffe, et la douleur pour lui.
Non, au lieu de ça, tu savais déjà.
Je ne sais pas si tu inventes cette histoire, normalement, c'est du vécu, mais si ça s'est réellement passé comme ça, je trouve très grave que tu n'aies pas pris davantage de précautions, et fait attention au fait qu'un de tes élèves a perdu son père dans un accident de voiture l'an dernier.
Evidemment, tu dis à la fin que tu as réalisé ce que tu as fait.
Mais là encore, la manière dont tu termines cette narration me glace : j'ai la désagréable impression que tu utilises froidement les émotions de ce jeune, que tu fais volontairement dans la pathétique, quand moi à ta place, j'aurais trop honte d'avouer avoir commis une bourde aussi impardonnable.
Bref, du coup, je vais mettre ton blog un peu en retrait, ne serait-ce qu'un temps, je l'ai retiré de mes blogs oscarisés.
J'espère que tu ne m'en voudras pas de cette réaction, autant je suis à côté de la plaque, mais c'est ce que m'inspire ton article.
Amicalement,
Leto.
Tu me rassures définitivement, je ne suis pas le seul à faire des bourdes en classe. Je ne serai pas aussi sévère que les commentaires précédents, on ne réalise pas toujours sur le coup l'impact que l'on peut avoir sur les élèves, ou le non-impact d'ailleurs... Bonne continuation
pour répondre à Jo, qui a mal pris mon commentaire quand je vois sa réaction sur mon blof ( je ne savais pas qu'un commentaire consistait uniquement à dire 'bravo, t'es trop forte', pour moi,on doit pouvoir écrire la réaction que l'on a en lisant un article, sinon ça ne sert à rien )...
Je souhaite répondre à Primate qui se trompe quand il dit qu'on ne peut pas tout savoir et tout retenir sur chacun des élèves pour éviter ce genre de gaffe :
j'ai été pion et maintenant je suis prof : en 10 ans, je suis passé dans 12 établissements, et justement, autant en pion ( public de 700 à 1000 élèves ) qu'en prof ( 100 à 150 élèves devant soi chaque année ) , dans les deux cas, et dans tous les établissements traversés, combien y a-t-il d'élèves qui ont perdu un parent proche ?
Donc, justement, oui, si on t'en a informé, tu te souviens de chaque cas précisément : celui dont le frère s'est suicidé, et qu'il a retrouvé pendu, celui dont la mère est décédée dans un accident, etc
Si on te met au courant, c'est justement pour que tu t'en souviennes, il faut faire alors spécialement attention.
Après, à aucun moment, je ne dis qu'il ne faut pas faire de sécurité routière.
J'ai donné mon sentiment, et Jo devrait en être heureuse, je ne viens pas faire du commentaire juste pour lui lâcher des comm' comme certains disent. Elle a son droit de réponse. Et je suis resté correct dans ma réponse.
Après, qu'elle pense que je ne supporte de lire ce qu'elle a écrit, elle tire des conclusions hâtives, peut-être tout aussi hâtives que celles que j'ai pu tirer moi-même me dira-t-elle.
Pourquoi pas ?
C'est justement ça le débat : réagir selon sa perception des propos de l'autre.
Qui détient la vérité ?
Personne.
Ce n'est pas le but non plus de savoir qui a raison, et je pense que chacun a un fond de raison dans ses propos, ni Jo ni moi n'avons tort, nous exprimons juste ce que nous ressentons sur le moment.
Merci de votre écoute et de l'échange.
Leto, je n'ai pas mal pris ton commentaire. C'est un avis comme un autre. Tu as le droit d'être choqué, le droit de ne pas dire que je suis formidable (si j'avais d'ailleurs voulu qu'on le pense, je me présenterais certainement sous un autre jour).
J'ai juste été étonnée de l'article que tu en as fait sur ton propre blog, qui pour moi est différent: c'était "Allez voir là-bas, c'est affreux, c'est pas bien, c'est malsain, et après revenez un peu me dire ce que vous en pensez". Article qui a d'ailleurs amené chez moi Arqevith et ses fines réflexions. J'ai donc répondu à ton article là où il convenait de le faire, c'est à dire là où je me suis sentie attaquée. Cela n'a pas été le cas ici. Ne mélangeons pas tout.
Pour Info :
ma réponse à Jo sur mon blog :
Je ne suis pas d'accord avec toi quand tu dis que tu es exposée à la vindicte populaire.
Ce n'est pas le cas.
A aucun moment, je ne demande d'aller voir ton blog pour te conspuer : je réagis à ton article, il faut bien que les autres sachent de quoi je parle, c'est un procédé courant de citer ce dont on parle.
Quand c'est pour dire du bien, on ne voit personne venir se plaindre.
Alors, pour une fois, ma réaction n'est pas de la béatitude sur la forme, mais un fort étonnement sur le fond.
Maintenant, tu dis que tu as appris que plus tard la mort du père : ce n'est pas ce que tu dis dans ton blog. Ce n'est pas pour insiter mais le fait que tu dises maintenant que tu as su seulement après que l'enfant avait un père mort un an plus tôt dans un accident de la route ne fait qu'accentuer le fait que tu utilises le fond pour en faire des tonnes, rajouter du pathos sur une histoire personnelle d'un élève.
C'est mon avis, respecte le comme je respecte le tien.
Quant à l'épisode entre notre amie et nous, à l'époque, je ne le mets aucunement au même niveau que l'épisode dont toi tu parles.
Ce qui nous différencie, c'est que tu écris de manière élaborée, réfléchie ( peut-être trop à mon sens ), tu cherches le détail à exploiter, la douleur à montrer, et à aucun moment, je ne dis que tu le fais par cruauté, ni par méchanceté. Tu as tes motifs, qui t'appartiennent.
Personnellement, j'écris plus dans le sentiment du moment. J'écris, je pars d'un thème, et je laisse venir les idées, les sentiments, les souvenirs que cela évoque en moi.
Donc, dans mon article, je viens parler de ton article, je réagis, simplement, à aucun moment, mon but est d'en arriver à un parrallèle avec une histoire personnelle.
Et tout comme la madeleine de Proust, ton Mathieu a déclenché en moi un souvenir, que j'ai eu envie de raconter à ce moment précis, non pas pour le mettre sur le même plan, mais parce que la question est de savoir si on peut tout raconter, si on peut tout faire sans tenir compte de la douleur d'autrui.
Rien de plus.
Je termine ce long commentaire en précisant que je ne suis nullement fâché avec toi, nous débattons, et c'est là le but de tout blog, à mon sens : échanger avec autrui. ( pour rappeler le nom de ton blog. )
Je ne suis pas certaine que ce débat passionné fasse vibrer fébrilement tous les lecteurs, surtout quand des fragments de conversation viennent se coller maladroitement un peu partout ;-)
Si toutefois des curieux passent par là, et qu'ils se demandent quelle est donc la raison de ces passions qui se déchaînent, j'ai fait une très longue réponse à Leto sur son blog, à laquelle je n'ai pas grand chose à rajouter pour le moment. Ils trouveront facilement le lien.