C’est une séance classique de sensibilisation des élèves à la sécurité routière. Quand je vois ces adolescents qui roulent
en scooter avant d’avoir l’âge requis, qui débrident leur deux-roues pour aller plus vite, qui font les guignols sur la roue arrière de leur engin sans casque ni conscience, je me dis que pour
leur faire comprendre les vrais dangers de la route, il faut y aller. Carrément. Frapper fort. Et me voilà qui leur passe les pires spots, qui leur fais lire les témoignages les plus
épouvantables d’accidentés amputés ou endeuillés. Ou les deux.
Mathieu, tranquille à sa place, là sur la rangée de gauche, me fixe avec des yeux bleus comme un glacier.
Nous parlons des dangers de l’alcool, des sorties entre amis, du port de la ceinture de sécurité. De l’âge à partir duquel
les enfants peuvent voyager sans siège spécifique.
Mathieu boit mes paroles.
Nous nous penchons sur les statistiques, le nombre de morts, de blessés. Certains gamins posent des questions idiotes, font
des plaisanteries douteuses, ricanent. Mathieu, non.
Nous évoquons la vitesse, le nécessaire respect du code de la route, le tragique instant où le mépris des règles fait
irrémédiablement basculer une vie. Mathieu baisse les yeux.
Il est sympa, Mathieu. Il a quelques années de retard, et on sent chez lui une maturité grave qui déstabilise un peu. Il
n’aime pas l’école. Refuse de travailler malgré l’intelligence perceptible sous la couverture de paresse qu’il revêt quotidiennement.
Mathieu est arrivé en cours d’année, sans que l’on sache bien pourquoi. Je lui ai demandé le nom de son ancien collège, il
m’a répondu avec politesse, m’a montré ses cahiers. En classe, il prend ses cours, rigole un peu avec les copains mais reste généralement sérieux. Un élève au comportement tout à fait correct.
Sauf qu’il ne travaille pas.
Il sait pourtant ce qu’il veut faire. Il souhaite exercer le métier de lapidaire. Rien que le nom fait glousser ses
camarades.
- Ouoooooooh l’autre, hèèèèèèèèèèèèèèèè ! C’est quoi ce métier tout pourri ? s’est moqué Abdel.
- C’est un boulot de bâtard, ça ! Comment tu dis ? Lapédé ? s’esclaffe Maxime.
Lui, il laisse glisser. Il trouve ça beau, au contraire, manipuler les pierres précieuses, tailler les joyaux que la nature
offre généreusement et en faire des bijoux à la beauté sublime. Au fond de lui, Mathieu est un poète. Il est sensible au beau et son caractère déjà affirmé lui permet d’assumer des choix qui
semblent, aux yeux de ses pairs, relever de la science-fiction. Mathieu a un rêve qu’il regarde s’envoler hors de sa portée, faute de travail.
J’ai tout de suite remarqué ses yeux froids comme un iceberg. Il contemple le monde en retenant ses émotions derrière ce
voile gelé. Il parvient pourtant à être aimable. Ce garçon est un mystère. Et aujourd’hui, son iris semble un peu plus bleu, un peu plus chaud, sa pupille scintille d’une vie qu’on
n’imaginait pas y trouver, et cette intensité me déroute. Me dérangerait presque. Prise dans ma leçon, je continue à prêcher la prudence. De temps en temps, un coup d’œil à ma gauche me scotche
de nouveau.
Lorsque la sonnerie a retenti, que les élèves étaient déjà partis, je me suis assise pour trier quelques documents. Et, au
milieu de ma tâche insipide, dans un sursaut, je sentis mon cœur se serrer à mesure que je réalisais. Comment avais-je pu ne pas prendre en considération cela ? Pourquoi n’y avais-je plus
pensé ?
Mathieu m’avait fixée comme s’il était capable de m’aspirer dans son désert glacé. Il devait trouver bien pathétiques mes
efforts désespérés pour faire comprendre aux enfants que le bitume d’une route est une jungle dangereuse, lui qui quelques mois auparavant était assis aux cotés de son père, à l’avant de la
voiture familiale. A la place du mort, comme on dit. Lui qui, lors d’un trajet banal, avait vécu un accident comme ceux que j’évoquais. Lui qui s’en était miraculeusement sorti indemne. Qui
n’avait jamais perdu connaissance malgré la violence du choc. Lui qui avait tout vu.
J’imagine quels flashs éblouissaient ce regard ordinairement éteint pour que tant de lumière l’ait soudainement
transformé. Cette luminosité nouvelle que j’ai prise pour de l’intérêt, comme si l’intérêt pouvait être confondu avec la souffrance.
Il avait même observé consciencieusement le tableau de statistiques des morts de l’année passée, sans sourciller, sans rien
laisser paraître. Lui qui revoyait, derrière l’anonymat des chiffres, le cadavre de son père.
Tes articles sont excellament bien écrits, donc en toute logique, je vote !
Quoi ajouter, si ce n'est lire et ... voter.
Bisous toâ, bonne semaine.
:0010:
Ce texte est magnifique ! Saisissant ! J'en ai le souffle coupé !
Bravo Jo !
Il est vrai qu'il faut faire de la prévention routière auprès des plus jeunes, mais je pense qu'il faut être prudent dans ce qu'on montre aux enfants... Mais de toutes façons, la route fait tellement de mort que bien des enfants se rappelleront un décès d'un accident dans leurs proches lorsque l'on parle de sécurité routière.
bonjour,
personnellement, je suis choqué.
Je suis désolé, mais je donne mon avis, et j'espère que tu ne supprimeras ce commentaire.
Mais ton article me fait réagir, je réagis donc :
Je trouve ton blog admirablement bien écrit. J'aime beaucoup, et d'ailleurs, je t'avais mis dans mes liens oscarisés sur mon blog.
Mais là, je lisais cet article en me disant : "A la fin, le jeune Mathieu va lui avouer qu'il a quelqu'un de sa famille qui est mort dans un accident de voiture."
Là, tu comprendrais la gaffe, et la douleur pour lui.
Non, au lieu de ça, tu savais déjà.
Je ne sais pas si tu inventes cette histoire, normalement, c'est du vécu, mais si ça s'est réellement passé comme ça, je trouve très grave que tu n'aies pas pris davantage de précautions, et fait attention au fait qu'un de tes élèves a perdu son père dans un accident de voiture l'an dernier.
Evidemment, tu dis à la fin que tu as réalisé ce que tu as fait.
Mais là encore, la manière dont tu termines cette narration me glace : j'ai la désagréable impression que tu utilises froidement les émotions de ce jeune, que tu fais volontairement dans la pathétique, quand moi à ta place, j'aurais trop honte d'avouer avoir commis une bourde aussi impardonnable.
Bref, du coup, je vais mettre ton blog un peu en retrait, ne serait-ce qu'un temps, je l'ai retiré de mes blogs oscarisés.
J'espère que tu ne m'en voudras pas de cette réaction, autant je suis à côté de la plaque, mais c'est ce que m'inspire ton article.
Amicalement,
Leto.
D'une part, je pense que beaucoup ont compris avant même la fin la raison de l'attitude de ce jeune homme. Je pense que tu aurais pu t'en rendre compte toi même étant donné le choc du regard comme tu te plais à le décrire.
Ensuite, et cela n'est que mon avis, tu participes à ce putain de bourrage de crâne de merde sur la sécurité routière (désolé des termes mais j'en peux plus).
Ah c'est clair que c'est bien le choc, on pense faire réagir. Ben non, c'est nul à chier, ca instaure une sorte de psychose. Oui tu vois des gens mourir à la télé lors des pubs de la sécurité routière et ca fout un vieux blanc à table.
Tu rigoles d'une blague et d'un coup tu rigoles plus.
Tu étais heureux et insouciant, et d'un coup tu redeviens aussi sérieux que durant ta journée.
Au final, tu arrives à certains qui ont peur de conduire, peur de tout. Moi j'ai commencé à passer mon permis (que je n'ai toujours pas eu), combien de fois j'ai mal fait mes manoeuvres, mes dépassements, mes insertions, à cause de ces putains d'images qui restent dans la tête. Combien de fois ai-je eu les mains qui tremblent sur le volant quand il pleuvait un peu trop fort ou que je ne voyais pas très bien car il faisait nuit. Combien de fois ai-je freiné fort pour rien simplement par mauvaise anticipation.
Combien de fois ai-je eu peur lorsque mes parents conduisait alors que je rencontrais des situations presque identiques aux contextes évoqués dans ces publicités et ses spots ?
Combien de fois ai-je eu peur des gens qui eux memes avaient peur sur la route et qui roulait à 60 km/h sur une rocade ? Trop de prudence n'est ce pas dangereux en soi ?
Donc maitenant je te le dis, le travail n'est plus à faire sur la jeune génération mais sur la génération moyenne, arretez de choquer avec votre bourrage de crane, arretez de mettre tous les torts sur les jeunes et de les pointer du doigt à tout bout de champ. En témoigne ta perseverance à aller jusqu'au bout de ta fiere démonstration sur la sécurité routiere. Tu as fait du mal à un de tes élèves en lui rappelant une moitié de lui que la route a arraché, et tu as peut etre instauré un germe de plus dans la poitrine d'étudiants peut etre plus sensibles que les autres.
Cordialement
Tu me rassures définitivement, je ne suis pas le seul à faire des bourdes en classe. Je ne serai pas aussi sévère que les commentaires précédents, on ne réalise pas toujours sur le coup l'impact que l'on peut avoir sur les élèves, ou le non-impact d'ailleurs... Bonne continuation
Ce n'est pas parce que des personnes dans notre entourage ont perdu des proches dans de tragiques accidents de voitures qu'il faut s'abstenir de parler de sécurité routière en leur présence.
Je ne pense pas que ce jeune homme ait besoin de voir un spot publicitaire pour penser à son accident. Ce moment doit le hanter sans cesse...
Par ailleurs... je pense que le texte de Jo décrit effectivement longuement ce moment du regard de Matthieu, mais si cette situation est bien réelle, elle n'a dû durer que quelques secondes en réalité. La seule différence, c'est que les mots décrivent la situation autrement.
Barbara, je ne sais pas si on peut mais ça vaut au moins le coup d'essayer !
Julie, merci d'être passée et d'avoir voté ! ;)
alaligne, c'est joliment dit.
Soof, ce que je montre reste soft. Ce sont les témoignages qui sont durs. Mais cela reste des mots, tout le monde n'y voit pas la même force et la même puissance que moi. Surtout pas des gamins de 13 ans.
Leto, j'avoue que je suis surprise de ta réaction. Il y a la réalité vraie, et le texte qui s'en inspire, le second transformant toujours un peu la première. Mais là, vraiment, je renonce à me justifier davantage. Je suppose que tu es capable de relire mon texte en comprenant qu'il a été écrit avec recul, que la manière dont la scène est décrite insiste volontairement sur le coté atroce et cruel du deuil de ce garçon, non pas pour faire pleurer dans les chaumières sur la tragédie de Mathieu mais pour mettre en évidence le coté dégueulasse de la situation (que je n'ai perçu qu'a posteriori, capische ?) .
Tu dis que tu aurais trop honte de raconter un épisode pareil. C'est sans doute ce qui explique le malaise que tu as ressenti à la lecture de ce texte: moi je n'ai pas honte. Je suis loin d'en être fière mais je n'ai pas honte. Je suis un Autrui comme les autres.
Arqevith, ouais t'as raison, à bas le bourrage de crâne de merde ! A bas la prévention qui crée des générations d'atrophiés de la cervelle !
Non mais vraiment, c'est pas une blague ? C'est Romans qui me ramène du beau monde comme toi ? Espérons une chose: que tu aies douze ans, ce qui laisserait entier l'espoir qu'intelligence et maturité te viennent avec les ans. Sinon, no solution.
Mathias, ouf, tu as compris, toi.
Soof, sans compter que si on commence à prendre en compte l'élève dont le père est alcoolo, celui qui voit sa mère se faire taper dessus toute la journée, celui dont le père est en prison... on ne parle plus de grand chose. Une fois j'ai eu un élève rescapé du génocide au Rwanda. Il aurait sans doute fallu expliquer au prof d'histoire qu'il était préférable de ne pas évoquer la Shoah ? (c'est juste une question, que ceux que ça intéresse y réfléchissent dans leur coin, je n'attends pas particulièrement de réponse ni de débat).
Ouais, t'as vu Artno, je suis un être sans coeur. Mais ça tout le monde s'en doutait.
Bon, sinon... Bonne nuit, amis lecteurs ! Et un petit vote pour la route ?
pour répondre à Jo, qui a mal pris mon commentaire quand je vois sa réaction sur mon blof ( je ne savais pas qu'un commentaire consistait uniquement à dire 'bravo, t'es trop forte', pour moi,on doit pouvoir écrire la réaction que l'on a en lisant un article, sinon ça ne sert à rien )...
Je souhaite répondre à Primate qui se trompe quand il dit qu'on ne peut pas tout savoir et tout retenir sur chacun des élèves pour éviter ce genre de gaffe :
j'ai été pion et maintenant je suis prof : en 10 ans, je suis passé dans 12 établissements, et justement, autant en pion ( public de 700 à 1000 élèves ) qu'en prof ( 100 à 150 élèves devant soi chaque année ) , dans les deux cas, et dans tous les établissements traversés, combien y a-t-il d'élèves qui ont perdu un parent proche ?
Donc, justement, oui, si on t'en a informé, tu te souviens de chaque cas précisément : celui dont le frère s'est suicidé, et qu'il a retrouvé pendu, celui dont la mère est décédée dans un accident, etc
Si on te met au courant, c'est justement pour que tu t'en souviennes, il faut faire alors spécialement attention.
Après, à aucun moment, je ne dis qu'il ne faut pas faire de sécurité routière.
J'ai donné mon sentiment, et Jo devrait en être heureuse, je ne viens pas faire du commentaire juste pour lui lâcher des comm' comme certains disent. Elle a son droit de réponse. Et je suis resté correct dans ma réponse.
Après, qu'elle pense que je ne supporte de lire ce qu'elle a écrit, elle tire des conclusions hâtives, peut-être tout aussi hâtives que celles que j'ai pu tirer moi-même me dira-t-elle.
Pourquoi pas ?
C'est justement ça le débat : réagir selon sa perception des propos de l'autre.
Qui détient la vérité ?
Personne.
Ce n'est pas le but non plus de savoir qui a raison, et je pense que chacun a un fond de raison dans ses propos, ni Jo ni moi n'avons tort, nous exprimons juste ce que nous ressentons sur le moment.
Merci de votre écoute et de l'échange.
Leto, je n'ai pas mal pris ton commentaire. C'est un avis comme un autre. Tu as le droit d'être choqué, le droit de ne pas dire que je suis formidable (si j'avais d'ailleurs voulu qu'on le pense, je me présenterais certainement sous un autre jour).
J'ai juste été étonnée de l'article que tu en as fait sur ton propre blog, qui pour moi est différent: c'était "Allez voir là-bas, c'est affreux, c'est pas bien, c'est malsain, et après revenez un peu me dire ce que vous en pensez". Article qui a d'ailleurs amené chez moi Arqevith et ses fines réflexions. J'ai donc répondu à ton article là où il convenait de le faire, c'est à dire là où je me suis sentie attaquée. Cela n'a pas été le cas ici. Ne mélangeons pas tout.
Pour Info :
ma réponse à Jo sur mon blog :
Je ne suis pas d'accord avec toi quand tu dis que tu es exposée à la vindicte populaire.
Ce n'est pas le cas.
A aucun moment, je ne demande d'aller voir ton blog pour te conspuer : je réagis à ton article, il faut bien que les autres sachent de quoi je parle, c'est un procédé courant de citer ce dont on parle.
Quand c'est pour dire du bien, on ne voit personne venir se plaindre.
Alors, pour une fois, ma réaction n'est pas de la béatitude sur la forme, mais un fort étonnement sur le fond.
Maintenant, tu dis que tu as appris que plus tard la mort du père : ce n'est pas ce que tu dis dans ton blog. Ce n'est pas pour insiter mais le fait que tu dises maintenant que tu as su seulement après que l'enfant avait un père mort un an plus tôt dans un accident de la route ne fait qu'accentuer le fait que tu utilises le fond pour en faire des tonnes, rajouter du pathos sur une histoire personnelle d'un élève.
C'est mon avis, respecte le comme je respecte le tien.
Quant à l'épisode entre notre amie et nous, à l'époque, je ne le mets aucunement au même niveau que l'épisode dont toi tu parles.
Ce qui nous différencie, c'est que tu écris de manière élaborée, réfléchie ( peut-être trop à mon sens ), tu cherches le détail à exploiter, la douleur à montrer, et à aucun moment, je ne dis que tu le fais par cruauté, ni par méchanceté. Tu as tes motifs, qui t'appartiennent.
Personnellement, j'écris plus dans le sentiment du moment. J'écris, je pars d'un thème, et je laisse venir les idées, les sentiments, les souvenirs que cela évoque en moi.
Donc, dans mon article, je viens parler de ton article, je réagis, simplement, à aucun moment, mon but est d'en arriver à un parrallèle avec une histoire personnelle.
Et tout comme la madeleine de Proust, ton Mathieu a déclenché en moi un souvenir, que j'ai eu envie de raconter à ce moment précis, non pas pour le mettre sur le même plan, mais parce que la question est de savoir si on peut tout raconter, si on peut tout faire sans tenir compte de la douleur d'autrui.
Rien de plus.
Je termine ce long commentaire en précisant que je ne suis nullement fâché avec toi, nous débattons, et c'est là le but de tout blog, à mon sens : échanger avec autrui. ( pour rappeler le nom de ton blog. )
Je ne suis pas certaine que ce débat passionné fasse vibrer fébrilement tous les lecteurs, surtout quand des fragments de conversation viennent se coller maladroitement un peu partout ;-)
Si toutefois des curieux passent par là, et qu'ils se demandent quelle est donc la raison de ces passions qui se déchaînent, j'ai fait une très longue réponse à Leto sur son blog, à laquelle je n'ai pas grand chose à rajouter pour le moment. Ils trouveront facilement le lien.
Tu te prends pour Dieu ou quoi ?
L'intelligence et la maturité dont tu te targues ne t'ont pas apporté le bon sens de taire une histoire pareille.
Le devoir prendrais donc le dessus sur l'humain ? Je persiste et signe : si nous (moi) avons compris dès le début de ton récit que ce gamin avait perdu un proche, je reste entièrement convaincu qu'étant ton vécu de cette situation que tu racontes "si bien" ca aurait du faire ding.
Ce que je ne comprends vraiment pas c'est que tu fasses part de ton experience honteuse
Je dis en effet à bas le bourrage de crâne (exemple des effets possibles ici = http://www.youtube.com/watch?v=fJuNgBkloFE)
Je dis a bas la SURprévention. Merci, il suffit de pas etre con : la capote, pas d'alcool, faut pas fumer, faut pas se droguer, on a besoin des hopitaux, attentions aux vélos, aux clignos, le casque etc, ... Maintenant on est pas des neuneus je pense qu'entre les pubs, les affiches, les spots radios, les pubs journaux, les interventions de profetons zélés (dsl j'étais obligé de te provoquer sur ce point la) : ca suffit.
J'ai 20 ans et je suis fier de ne pas avoir la meme mentalité que toi. Maintenant libre à toi de me traiter d'attardé, immature, con, etc. Vu qu'étant donné ton complexe de supériorité, ta vanité, et surtout le fait que t'es pas honte de raconter des trucs comme ca, ben je pense que ca me fera plus rigoler qu'autre chose.
A la prochaine.
Pour Leto: non, on ne peut pas se souvenir de l'histoire personnelle de chaque élève, quand bien même on le voudrait! J'en vois presque 500 chaque année, et malgré tout je ne peux pas tout savoir! Les erreurs, les bourdes, on en fait tous! Et de toutes façons il est des sujets qu'on ne peut pas éviter. La sécurité routière est très importante et le bourrage de crâne ne sera jamais assez intensif.
Après, le texte est écrit de façon a ce que la chute soit prévisible...et alors? C'ets uns tyle d'écriture, un façon de mener le récit, je ne crois pas qu'il y ait là une quelconque manipulation!
Continue! je lis toujours avec plaisir, même si je ne commente pas ou peu!
Merci :-)
Cordialement,
LV
http://librevent.over-blog.com
LV, bienvenue ! J'ignorais que mon texte circulait sur la toile...
Si le blog vous plait, vous pouvez voter pour lui sur le site du festival de Romans http://www.festivalderomans.com/festival_de_romans/detail.php?id_part=327&cat_part=10
A bientôt !
Toute tranche de vie peut nous être une leçon . Merci prof.
:0036:
Un article comme seule toi sait les narrer, avec sobriété et les mots qui conviennent. Emouvant!
Oui, au-delà de l'apparence et du regard, l'âme humaine recèle souffrances et souvenirs douloureux parfois. Mathieu a compris que la vie n'est qu'un instant éphémère entre deux éternités.
Bien à toâ, bonne fin de semaine.
Bises... :0059:
J'ai d'abord été surpris par les commentaires que j'ai découverts.
Réflexion faite, le seul élément choquant de cette histoire, qui doit nous ammener à réfléchir, est que le narrateur, Jo, se présente à la première personne. Relisez le même billet derrière un paravent d'anonymat, sans prise directe avec la réalité, et son impact sera plus grand. Même si sa substance est belle et bien réelle.
Une telle plume ne convient, en général, qu'à une oeuvre de fiction.
Je reviendrai vous lire.
BrunoK, un commentaire positif (même s'il n'est pas interdit de critiquer) fait toujours plaisir. merci.
Artno, aaah le retour des jeux de mots !
JV, je ne suis pas particulièrement d'accord. A la première personne, on peut écrire des textes très bons (attention je ne parle pas spécialement du mien, mais en général). Bienvenue sur ce blog.
Et plus généralement:
Quant à l'authenticité de tous les récits publiés ici, je ne l'ai jamais vraiment certifiée. Evidemment il y a une base réelle, mais je rappelle tout de même qu'à partir de cette base certains détails peuvent changer, j'écris parce que cela me plait et je ne me sens pas prisonnière d'une réalité stricte. Ce n'est pas une déposition non plus, et je n'ai pas spécialement envie d'avoir à préciser ce qui relève d'un choix d'écriture et ce qui est la réalité réellement vraie. Considérez que les histoires sont vraies, parce que dans l'ensemble c'est le cas, mais ne venez pas me persécuter sur les détails. Ce ne sont pas des témoignages, ni des confessions, je raconte une histoire, elle peut paraitre immorale ou non, elle vous plait ou non. Bien sûr, j'attends vos commentaires, vous pouvez critiquer le texte mais de grâce, épargnez-moi vos jugements moralisateurs tels que "c'est bien", "c'est mal" d'écrire cela. C'est comme ça, c'est tout.
Bonne soirée.