Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : AUTRUI
  • AUTRUI
  • : Tous ceux qui croisent notre chemin sont susceptibles de laisser une trace de leur passage.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Texte libre

Certaines photos ont été glanées sur le Net. Elles ne sont utilisées que dans un but illustratif. Si toutefois leurs auteurs y voyaient une quelconque objection, merci de me contacter.

Archives

 

 

« L’Enfer, c’est les Autres »

            Jean-Paul Sartre

Pour comprendre le but de ce blog, il vaut mieux commencer par lire ça.

12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 10:48

Lorsque, jeune étudiante, j’ai été hospitalisée, j’ai reçu bien des visites insolites. Certaines désagréables, d’autres plus réconfortantes. Et puis il y eut celle de Sophie.
 
Elle arriva un après-midi, avec de l’étonnement dans le regard, toute surprise qu’elle était de me voir là sans énergie, la mine déconfite et le cheveu décoiffé.
Elle est gentille, Sophie, il n’y a pas à dire. Elle s’est inquiétée de mon état de santé, je lui ai résumé les circonstances qui m’avaient conduite sur ce lit d’hôpital. En plus de ses immenses yeux ronds, elle ouvrait grand la bouche pour montrer son effroi et sa stupéfaction.
-         Oh la la , ma pauvre … ! se lamentait-elle.
 
 
Nous avons parlé autant que j’en étais capable. Je trouvai la force de lui poser des questions sur sa vie, lui demander des nouvelles, écouter ses réponses sans manifester mon ennui manifeste. Subrepticement, je regardai ma montre : elle n’était arrivée que depuis une dizaine de minutes mais soudain il me sembla qu’elle avait toujours été là, accrochée à ce lit auquel j’étais pour l’heure enchaînée, ponctuant les interminables minutes de « Oh la la ma pauvre ! » presque endeuillés.
 
Soudain, elle repéra la perfusion. Elle fixa son attention sur la poche suspendue dont le produit descendait au goutte à goutte jusque dans mes veines. Elle s’en approcha si près qu’elle louchait presque. Ses grands yeux bleus étaient si écarquillés que je craignis un instant que le globe oculaire ne s’échappe de son orbite. Vraiment, Sophie ne se remettait pas de ce qu’elle voyait. Elle suivit du regard et de la tête le tuyau qui descendait jusqu’à mon bras, scruta le pansement qui dissimulait l’aiguille plantée dans ma veine endolorie et demeura un instant figée dans l’ahurissement le plus complet.
Puis, remise de ses émotions, elle releva la tête, révélant son visage rayonnant. Toute émoustillée par ce qu’elle considérait comme une révélation absolue, elle m’éclaira enfin sur les raisons de son étonnement :
-         Oh la la, fit-elle en désignant la perfusion, c’est comme dans Côte Ouest ! J’en avais encore jamais vu en vrai !
 
Quand la réalité rejoint la fiction…
 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

michka :0010: 07/05/2007 21:36

......effectivement!!!!bonne soirée Jo

Bettina 30/04/2007 19:40

Salut Jo....comment vas tu? J'espère que tout va bien.
J'attends ton article prochain, des petites tranches de vraie vie...
bien à toi

Koulou (Flegroll) :0017: 27/04/2007 22:44

bonsoiiiiiiiir jo  :0010:

mamansursaplanete 26/04/2007 16:46

Quelle jolie plume tu as :-)))J'aime bien les candides.

Motdit 19/04/2007 22:52

j'attends moi!une autre une autre!!!